Présentation de la communauté Bouddhiste Lao

 Wat Velouvanaram, la pagode Lao de Bussy-Saint-Georges, est un lieu de culte où l’on pratique le bouddhisme Therāvāda. Elle est érigée avec l’élan de générosité de tous les réfugiés laotiens en France et de leurs amis.

Sa première pierre a été posée en mai 2010 et elle a été consacrée en juillet 2022. Elle comprend un monastère où des moines résident en permanence; un temple où les fidèles viennent prier et recevoir l’enseignement de Bouddha (Dhamma); un lieu de méditation et d’ordination réservé aux moines (Sim); et abrite plusieurs statues de Bouddha et reliques. Le temple contient une salle de prière (Sala) 240m² pouvant accueillir 480 personnes avec une belle charpente traditionnelle d’une hauteur de plus de 4m, ainsi qu’une salle d’accueil et d’exposition de 137m².

Le mot Wat désigne le lieu de culte. On dit « aller au Wat » de la même manière que l’on dit « aller à l’église »; Velouvan est l’un des premiers lieux du bouddhisme et existe toujours dans la ville de Rajgir en Inde ; c’est par respect pour ce lieu que la pagode porte ce même nom ; aram signifie lieu de paix.

Le bouddhisme Therāvāda

Le bouddhisme est basé sur les enseignements de Siddharta Gautama, qui a vécu il y a environ 26 siècles dans ce qui est maintenant le nord-est de l’Inde. Il a été surnommé « le Bouddha », ce qui signifie «l’être éveillé», celui qui a atteint le stade le plus élevé de l’évolution spirituelle (Nibbāna), après avoir eu une profonde prise de conscience et une grande réflexion sur la vie, la mort et l’existence.

Le bouddhisme Therāvāda est la voie (vāda) de l’ordre des anciens (Therā), qui repose sur le respect d’un même ensemble de règles monastiques (Vinaya). Il s’appuie sur des textes rédigés en Pali appelés Les Trois Corbeilles (Tipitaka). Il est prédominant dans le sud de l’Asie, en particulier au Sri Lanka, à Myanmar (Birmanie), en Thaïlande, au Cambodge et au Laos.

L’objectif des bouddhistes Therāvāda, en particulier des moines (Bikkhu), est de devenir un Arahā, nom donné au premier saint qui a atteint le Nibbāna, se libérant du cycle des renaissances (Samsara). Pour ce faire, l’individu doit consacrer de longues années à la méditation et à un travail rigoureux pendant lesquelles il suit le Dhamma et se débarrasse des fausses croyances, rejette la luxure, la h